Impressions de Paris en novembre
La nuit tombe
Les lampadaires s'allument
Les pas se hâtent et résonnent
Sur le bitume des trottoirs mouillés
Promenant les chiens du quartier
Autour des arbres grillagés
Les volets des rez-de-chaussée se ferment
Aux autres étages les rideaux sont tirés
Les femmes rentrent des courses avec leur cabas
Les enfants reviennent avec le pain dans les bras
Les dernières feuilles s'écrasent sur le sol
Les voitures tournent autour cherchant à se garer
Coups de Klaxons indignés
Qui couvrent les jurons de rigueur
Le vent rabat le crachin ,
Les feux des voitures balaient les rues,
Tout est gris, tout brille
Le brouillard monte
La magie du non visible s'étale
Le monde perd de sa définition
Même le bruit des voitures est amorti
Les passants frissonnent ,
Tendent leur volonté de rentrer
Secouent leurs parapluie
Les chiens s'ébrouent et éclaboussent leurs maîtres
Des bonsoirs réticents s'échangent
En attendant l'ascenseur
Une fois les portes ouvertes
Les locataires s'engouffrent
Le silence retombe morne
Après l'heure de pointe
Le crachin imperturbable continue
Sur les baies la buée s'insinue
Frimaire s'installe.
Octobre 2004
Lucette C. Bailliet
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